Séries

A Series of Unfortunate Events : cynique et hilarant

20 février 2017
a series of unfortunate events

Si on parle de séries que j’attendais avec impatience, A Series of Unfortunate Events en faisait largement partie ! Je vous en parlais dans cet article sur les jeux vidéos de mon enfance, j’ai passé des heures sur mon PC à jouer aux Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire. Pour cause, j’avais littéralement adoré le film avec Jim Carey (sorti en 2004) et avais lu quelques tomes de Lemony Snicket (dont j’ai, je l’avoue, un vague souvenir). Pour faire cours, cette série s’annonçait d’abord comme un vrai souffle de nostalgie, mais je ne voulais pas que ça ne se cantonne qu’à ça. Netflix allait-il réussir à me surprendre comme il sait le faire si souvent ?

Synopsis : Les enfants Baudelaire, Violet, Klaus et Sunny, perdent leurs parents dans l’incendie de leur maison. Ils se retrouvent chez leur tuteur, le Comte Olaf, qui a l’air de plus s’intéresser à leur fortune plutôt qu’à leur bien être.

Cet article ne contient pas de spoilers


a series of unfortunate events

– Ce qui marque dès les premières minutes, c’est l’ambiance de la série : très sombre. Il faut dire que l’histoire est très sombre elle aussi, même si elle est ponctuée d’humour et d’éléments improbables. Mais là, il suffit de comparer la photographie du film à celle de la série pour s’en rendre compte immédiatement. L’adaptation avec Jim Carey nous offrait des tons très chauds, un peu sépia. La version Netflix est très très froide. Ça tire sur le bleu, constamment. Et c’est ce qui participe vraiment cette ambiance… un peu hors du temps. Car la série se déroule à notre époque contemporaine et pourtant, on pourrait aussi bien se trouver quelques siècles en arrière. Bref, tout ça pour dire que visuellement, c’est hyper plaisant et que ça retranscrit vraiment bien l’univers (qui a aussi un aspect très burtonien).

– Du côté du casting, je ne peux qu’être ravie ! Notamment pour Violet et Klaus Baudelaire. Même si ce dernier semble plus âgé que sa soeur ainée (pour cause, l’acteur est plus âgé), ça fonctionne quand même ! Tous les deux sont très talentueux et retransmettent à merveille les deux personnages. Au passage, je suis toujours aussi ravie du parti pris de Lemony Snicket de faire de Klaus le rat de bibliothèque tandis que Violet est une petite génie de la mécanique.

  • TOUT LE MONDE attendait Neil Patrick Harris au tournant dans le rôle de Count Olaf. Il faut dire que passer après ce clown de Jim Carrey, ce n’est pas simple. Et bien franchement… c’est très réussi ! Le Count Olaf est détestable, insupportable et aussi très drôle. On n’a même plus envie de le comparer à Jim Carrey tellement les deux acteurs ont livré leur performance bien à eux et qu’ils sont tous les deux très bons.
  • Mr Poe est probablement le personnage le plus énervant qui soit. Mais c’est aussi l’un des meilleurs de la série ! Entre une dizaine de toussottements qui me donnent envie de l’étouffer, il me fait aussi exploser de rire ! Notamment cette scène de The Reptile Room quand Sunny est aux prises du serpent… MAGIQUE.
  • Intégrer directement Lemony Snicket dans la narration de l’histoire est une très chouette idée. C’est vraiment déroutant au départ, mais on l’intègre au fur et à mesure et on se plaît à le voir intervenir en brisant le quatrième mur. Ça rajoute un lien supplémentaire avec les romans qui sont écrits de sa main.
  • Et la série nous offre quand même un beau panel de guests non ? Cobie Smulders (HIMYM), Joan Cusack, Alfre Woodard (Desperate Housewives)…

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– Ce qui dénote particulièrement avec le film et les romans se trouve dans le choix des acteurs. Ça fait du bien de temps en temps, de s’en éloigner pour pouvoir proposer un casting où la diversité est plus présente. Un beau parti pris de choisir des acteurs racisés pour des rôles qu’on a toujours connu en blanc. C’est le cas de Mr Poe et sa famille, tante Pénélope ou oncle Monty. En plus les personnages et acteurs sont géniaux, alors il y a de quoi être satisfait !

– Ceux qui n’ont jamais lu les romans où vu le film ont dû être quelque peu surpris : A Series of Unfortunate Events made in Netflix nous spoile littéralement tout le show. Dès le générique, Count Olaf nous raconte ce qu’il va se passer dans l’épisode et Lemony Snicket nous spoile aussi beaucoup de fois les événements. Quand la majorité des gens détestent les spoilers, c’est quand même extrêmement risqué de fonctionner ainsi non ? Et pourtant ça ne gâche absolument pas le plaisir : loin de là même ! Une fois qu’on a intégré cette façon de faire, on est surtout dans l’attente de : quand l’horreur va-t-elle arriver ?

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– Prenons d’ailleurs quelques minutes pour parler du générique de A Series of Unfortunate Events. Chanté de la voix de Neil Patrick Harris/Count Olaf,  je me suis vite mise à le chanter à tue-tête moi aussi ! Il retranscrit très bien l’univers de la série et chaque générique est unique, car adapté à l’épisode que l’on s’apprête à voir. Sans hésitation, il aurait toute sa place dans mes génériques favoris.

– On connaît l’humour caustique et cynique de Lemony Snicket. Et c’est vrai que tout le monde n’y est pas forcément réceptif. Moi même j’ai eu du mal à entrer dans le pilot. Mais une fois que j’ai intégré tous les codes de son style, c’est passé comme une lettre à la poste et j’ai littéralement binge-watché cette première saison. Chaque tome est adapté en deux épisodes, ce qui est, je trouve, un très bon choix d’adaptation. Ça nous laisse bien le temps de découvrir chaque univers. Car si chaque tome reprend le même schéma, il n’y a pourtant pas tant de redondance que ça car chaque univers a ses spécificités. C’est sûr, on est clairement dans du comique de répétition mais tout cet humour et ce wtf rend le tout terriblement drôle. Ça ne plaît pas à tout le monde, mais sur moi ça marche ! 


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Netflix nous offre une excellente adaptation de A Series of Unfortunate Events. Bien meilleure que celle du film, selon moi. Pour cause, Daniel Handler (aka Lemony Snicket, qui fait son petit cameo dans le show, cf la photo avec Mr Poe) fait partie intégrante du projet. Pour la suite, on peut s’attendre au moins à trois saisons étant donné qu’il y a treize tomes des aventures des Baudelaire et que nous en avons eu quatre dans cette première saison. À savoir si Lemony Snicket/Daniel Handler va inventer de nouvelles histoire pour faire perdurer le show…

Si vous avez aimé A Series of Unfortunate Events :

Crédit photos : Netflix

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